Dead Cells, quand la musique transcende un jeu

Il existe des jeux dont j’ai très envie de parler. Des jeux qui m’ont tellement marqué que je ressens le besoin d’extérioriser mes sentiments à leur sujet. Mais parfois… Souvent… Quelqu’un avec une bien plus belle prose que la mienne vous dit déjà tout ce que je voulais vous dire sur le sujet. C’est le cas de Dead Cells, qui a été magnifiquement testé par Netsabes pour Canard PC (demandez moi si vous voulez lire ce petit bijou : je peux offrir l’article). Je me voyais donc privé, une fois de plus, du plaisir d’écrire car je n’avais rien à dire de plus. Quand soudain, la douce mélopée des morceaux de la bande originale de Dead Cells me sortit de ma torpeur : on n’avait que trop peu parlé d’elle. Il était donc temps de lui faire honneur, ce que je vais m’employer à faire tant bien que mal.

Oh toi qui est si doux, si beau, pourquoi me fais-tu tant de mal ?

Mais je ne vous ferai pas l’affront de vous parler de toute la BO en détail. D’une part car l’article serait beaucoup trop long et d’autre part car je ne pense pas avoir quelque chose d’intéressant à dire sur tous les morceaux. J’en sélectionnerai donc trois que je trouve particulièrement représentatifs du jeu.

Avant toute chose, petit rappel sur l’auteur de l’OST de Dead Cells : Yoann Laulan. Ce compositeur freelance, qui ne travaille donc pas au sein de Motion Twins, est amateur de chat et a même répondu à quelques questions du site Laced Records. N’hésitez pas à aller jeter un coup d’œil, il y parle de ses inspirations pour Dead Cells et c’est fort intéressant.
Mais ne tardons pas plus et parlons du premier morceau.

Prisoner’s Awakening

Peut-être le morceau de l’OST que vous entendrez le plus, car il accompagnera vos premières morts ainsi que vos premiers succès. Ce morceau s’enclenche en effet dès que vous commencez le jeu. Il va rythmer la première zone de bien belle manière. Dès le début donc, vous êtes lancé tambour battant dans la prison. Les premiers ennemis tombent sous vos coups hésitants puis, petit à petit, vos petits pas se transformeront en course effrénée. Vous ne vous arrêterez plus pour tuer les ennemis mais les vaporiserez d’un geste en passant à côté d’eux. Alors vous serez en rythme avec le morceau. Il vous aura happé avec le jeu et sans comprendre pourquoi, vous comprendrez que vos mouvements sont maintenant devenus une chorégraphie habillant la musique. A ce moment-là, vous aurez fait corps avec Dead Cells et serez prêt pour… Mourir dans la zone suivante. Puis viendra le moment où vous espérerez ne pas entendre le début de la deuxième minute de ce morceau… Mais ça c’est une autre histoire…

Clocktower

Que serait un Castlevania sans tour de l’horloge ? Rien en fait ! Oh mais attentez ! On ne joue pas à Castlevania ! Et cette tour de l’horloge ne ressemble à aucune autre ! Si j’avais choisi le premier morceau, c’était parce qu’il faisait une excellente introduction au jeu. Si j’ai choisi celui-ci, c’est parce que je l’ai ressenti comme un piège. En arrivant dans cette tour, j’étais persuadé de me prendre du Castlevania dans les oreilles mais ce sont plus les guitares d’un Diablo qui sont venues frapper à mes tympans. Bien évidemment, elle sont soutenues par les percussions qui nous suivent depuis le début du jeu et rythment chacun de nos meurtres. Ajouter à ça le “tic tac” des rouages qui vous accompagneront durant votre ascension et cette Clocktower nouvelle génération vous fera vous précipiter vers un sort souvent funeste.

The Castle

C’est évidemment quand on ne s’attend plus à trouver de Castlevania dans ce jeu qu’il vous explose au visage. Quand enfin vous arriverez au château (et ça vous prendra un certain temps, je peux vous le dire), la récompense ne sera pas que devant vos yeux mais aussi dans vos oreilles. Ce morceau est la parfaite fusion entre le morceau épique d’un Super Castlevania IV d’antan et l’ensemble des morceaux du jeu. Je suis d’ailleurs très content de l’avoir ressenti comme ça car c’est exactement ce que voulait Yoann Laulan. On ne peut donc que le féliciter car c’est parfaitement exécuté. Le morceau vous fait comprendre, sans trop en faire, que vous y êtes presque. Mais il annonce aussi les difficultés à venir, toujours sur ce même rythme endiablé qui vous empêche de quitter l’écran des yeux ne serait-ce qu’un instant. Bref, quand vous êtes dans le château, rien ne pourrait vous détourner de votre objectif…  à part peut être cette horde d’ennemis qui semblent très agressifs…

Ainsi s’achève notre petite escapade dans la bande originale de Dead Cells. J’espère qu’elle vous aura plu, qu’elle vous aura donné envie de (re)jouer au jeu ou au moins d’en apprendre plus à son sujet. Je ne saurais que trop vous conseiller de jouer à ce jeu qui fait partie de ceux capables de vous scotcher à la manette à tel point que vous en oublierez de manger.

Des bisous, live long and prosper et soyez sage.

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